mardi 29 août 2006

Sport : parier, c'est (presque) jouer

Par amour du jeu, par amour d'une discipline sportive, par tradition familiale ou culturelle, par curiosité, par plaisir, quelle qu'en soit la raison, le pari sportif existe, prospère et perdure. A savoir dans quelles conditions, ça, c'est une autre paire de crampons! Car si des pays tels que le Royaume uni l'ont intégré au point d'en faire une institution nationale, son ennemie intime la France, peine à se positionner. Patrie du paradoxe intellectuel, la susdite semble avoir réglé le problème en réservant le monopole à la Française des jeux et le PMU au prétexte de lutter contre la blanchiment d'argent, les activités mafieuses et l'addiction aux jeux, bref, dans un but de salubrité publique !

Cependant, si dans le cadre hexagonal, les directives sont claires, à l'échelle du droit européen où la liberté des entreprises à proposer leurs services se doit d'être respectée, la lisibilité s'amoindrit. D'autant que la directive Services du 16 février 2006 du parlement européen fait des jeux d'argent une exception à cette règle! Chaque pays reste donc maître de sa législation en la matière : aussi des bookmakers détenteurs d'une licence de jeu européenne ( autre complication!), malgré la pression constante qu'ils exercent au niveau européen, se voient-ils acculés à une sorte de clandestinité "ostentatoire". Sur le web, terrain marécageux de la légalité, la bataille fait rage... tout en nuances! Car au vu de l'impossibilité pour les sites de paris sportifs en ligne d'avoir recours à des méthodes classiques de pub (bannières, animations etc...), les solutions sont restreintes (la principale étant l'affiliation).

Rafael Nadal, au service

Unibet, présent dans vingt nations, s 'avère à ce titre, un parangon d'ingéniosité ! Sachant que la loi française interdit dans son ensemble les loteries à l'exception des loteries gratuites ou à but humanitaire, ce dernier a mis en place une opération marketing d'envergure à l'occasion de la coupe du monde de foot : le 8 juin à Berlin était présentée au public une balle en or de 14 carats, prisonnière d'un cube de glace de 22 tonnes. L'invite à supputer sur le temps (à la seconde près) que mettrait la luxueuse balle (signée, au gré d'une tournée à travers l'Europe, par des pontes du foot tels que Rosario ou Gullit) à se libérer du bloc a parfaitement fonctionné puisque 41 239 parieurs s'y sont attelés et que 20 000 visiteurs ont suivi cette fonte des glaces atypique via des webcams.

Opération aussi bénéfique qu'astucieuse : à raison de 0,05 euros par pari reversés à la fondation BREATH (aide aux enfants défavorisés des pays de l'Est), la législation est respectée (but humanitaire) et la notoriété d'Unibet assurée. A noter, outre ce type d'événements "grand spectacle", l'originalité de certains paris (Ribery quittera-t-il Marseille ? Les acteurs gagnants des Emmy Awards, les élections 2006 !), des consultants de poids (en juillet, Djibril Cissé annonçait la victoire de la France (1-0) contre l'Italie... d'accord, raté mais... !)...

Investissements donc dans une politique de communication créative qui, gageons-le (quelle est la cote?), contribue très largement à la popularité du site : Unibet.com figure en bonne place du tiercé gagnant aux côtés de sites tels que Bwin.com (bonne navigation, grand choix de disciplines sportives dont des courses de chiens, du Nascar et une section "gaëlic sports" !) ou Betway.com (diversité sportive, paris politiques et tirages au sort avec voyages à la clé)...

Mesdames et messieurs, les paris restent ouverts!

Pour en savoir plus : www.journaldunet.com/0605/060510-parissportifs.shtml