jeudi 17 décembre 2009

La main du singe, T. 1

A. Laumaillé,
éd. Bamboo, 48 p.
A partir de 12,26 € sur Amazon.fr

Alexis Laumaillé signe un nouveau tryptique chez Bamboo qui débute sous le signe de la résurrection. Il y est question d'un homme Abel Appleton qui, pour survivre à la terrible agression par un molosse dont il a été victime, se voit greffer les parties du corps d'un autre, précisément la mâchoire et l'avant-bras de Henry Hawkins, ex-archiviste à l'US Army. A son réveil Abel découvre sa monstruosité et le mystère gravé sur son bras : des tatouages indiens. Ils sont sans nulle doute la clé de l'énigme de sa nouvelle identité et de ce jour 0 où le pire est arrivé pour lui et cet autre qu'il incarne.



La chronologie est comme le corps du personnage victime, morcelé. Le scénariste a découpé au scalpel le temps à la manière du chirurgien qui à l'entame de la BD opère secrètement le malheureux accidenté. Cet approche du traitement chronologique, avec ces fréquents va-et-vient dans le temps, a pour effet d'accentuer un mystère que l'on pressent nécessairement de plus en plus important. La progression labyrinthique nous suspend à un fil ténu sans pour l'instant nous perdre. Aidé par son auxiliaire de vie, Abel commence à remonter le souvenir de cet accident qui lui a fait tout perdre jusqu'à la mémoire et la suspicion commence à s'installer autour de son chirurgien. On n'attend évidement au cours des deux prochains tomes la lumière sur l'accident, le récit de ce corps reçu par hasard. Encore deux tomes à greffer au premier pour lire tout le puzzle de ce thriller imposant.