vendredi 7 février 2014

Friday Wear*... Je ne suis pas Ukrainienne, ça me gêne, ça me gêne !

Vendredi 7 Février 2014, aujourd'hui, à Sotchi (Russie), s'ouvre la cérémonie des J.O, déjà qualifiés "les plus chers de l'histoire !"


Vaste programme et que de promesses ! 

Pourtant, en grattant un peu, voilà ce qui apparaît.

Expropriations arbitraires et sans indemnités, retard dans les travaux, alourdissant les coûts, corruption, argent détourné, journalistes censurés... On continue ?

Le village olympique révèle lui aussi des failles et un confort discutable, jusqu'au tracé des pistes, jugé par les athlètes, scabreux et dangereux, au point qu'il a fallu le corriger (ndlr : l'un d'eux s'étant blessé aux entraînements, il a déclaré forfait).

Maintenant, si on aborde le contexte géopolitique, il y a de quoi avoir des frissons, et pas seulement à cause du froid.

Les récents événements en Ukraine, rappellent,, à qui sait l'entendre, que M.V. Poutine, n'est pas près de recevoir le Prix Nobel de la Paix, loin s'en faut ! (ndlr : Titre pourtant convoité par son entourage !) 

Ajoutons à cela, les déclarations du Maire de Sotchi, sur la présence "tolérée" des homosexuels sur le site olympique, à condition qu'ils respectent les lois russes. Comprendre : Interdiction de faire la propagande de l'homosexualité, notamment envers les mineurs ! 

Notons encore, que les Etats-Unis craignent des menaces d'attentat et les sportifs français seront escortés par le GIGN et le RAID. 

Alors là, moi, je m'interroge...

Dans quel état d'esprit, les athlètes internationaux, en général, et français en particulier, vont-ils évoluer dans un tel contexte ? Et puis, dans quelles mesures, leur conscience politique, entrera en jeu, dans leur participation aux épreuves ? 

D'aucun diront peut-être, qu'ils sont là, précisément pour défendre les valeurs du sport et de la Charte olympique**. Ces valeurs sportives d'universalité se substituent-elles pour autant, au respect premier des Droits l'Homme ? Je pose la question.

Et soudain, me revient en mémoire, les JO de Mexico, en 1968, avec, sur le Podium, deux athlètes noirs, défendant le "Black Power", à la vue du monde entier. 


Ou encore, le nom de M. Gorbatchev. Et je me dis qu'il est loin le temps de la Perestroïka et Glasnost... 

Mais ça, c'était une autre histoire...

Et, vive le sport bien sûr !

Téri Trisolini


*Détendons-nous c'est vendredi. Billet d'humeur donc :)

** "La pratique du sport est un droit de l’homme. Chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d’aucune sorte et dans l’esprit olympique, qui exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play." – Charte olympique