vendredi 20 juin 2014

Friday wear* Vu à la télé ! Bistouri VS Fantômes... Ou quand la TNT fait boum !

Comme vous le savez déjà, la coupe du monde a commencé. N'y revenons pas.


Naïvement, je pensais que les autres chaînes, pour contrer cet aspirateur à audience, sauraient proposer des programmes époustouflants. Et bien non.

C'est ainsi, que désœuvrée (oui, j'ai toujours eu le sens du tragique), j'ai erré sur les chaînes de la TNT et là, surprise !

Me voilà face à des émissions que je ne saurais précisément définir. Entre télé-réalité et magazine, franchement, je ne pourrais le dire...  Bref !

Voilà comment j'ai découvert... 

"Relooking extrême" et "GHI, les chasseurs de fantômes" !


"Relooking extrême" (USA ou UK)

Concept : Choisir une personne (Fou H), au physique particulièrement difficile... Enfin, moche quoi ! Nez trop long, dents en avant, acné tenace, maigreur ou double-gras... Le best-of !



Embarquer l'individu pour 6 semaines, pendant lesquelles, le laideron va subir non pas une transformation, mais bien une métamorphose, à coups de chirurgie esthétique, diététique, soins dentaires, opérations des yeux, fitness, relooking... Jusqu'au dénouement final, avec retour au domicile, en présence de toute la famille, voire, toute la ville, pour la découverte de l'affreuse chenille en joli papillon.

Hourra !

Sauf que, ce programme provoque un malaise. Entre fascination et curiosité, on se retrouve témoin d'un être en souffrance psychologique, qui va passer par des souffrances physiques, pour devenir un autre... 

Bizarre non ?

Et puis, on assiste même aux opérations ! Un coup de marteau dans la cloison nasale, une liposuccion de végétaline, lifting avec décollement de l'épiderme en gros plan, prothèses mammaires ajustées... Ecoeurant... 

Sans compter qu'après, on a droit au réveil, avec le visage bouffi, bleus, œil au beurre noir, point de sutures apparents, bandages... Et le plus drôle, c'est la visite du médecin, qui déclare d'une voix doucereuse que tout s'est bien passé, qu'il ou elle, est magnifique... 

Et, l'opéré de marmonner en pleurant "Mmmmmh mmmmh mmmmmh" (ben oui, c'est inaudible ! ) Donc, sous-titres : "Oh c'est merveilleux, je suis si heureux/se, merci, merci..."

S'en suivent, remise en forme, nouvelles fringues, nouvelle coupe et la découverte devant le miroir, avec ruisseau de larmes. "C'est incroyable ! Je suis si belle/beau, je ne me reconnais pas !" 

Tu m'étonnes ! Il est évidemment impossible qu'il/elle se reconnaisse ! Et c'est ça, précisément, qui est le plus déstabilisant ! 
Car, à aucun moment, il y a un suivi psychologique. Ces personnes qu'on refait de la tête au pied, bien que mal dans leur peau depuis des années, sont toujours des femmes ou des hommes insérés dans la société, avec un travail, une famille, des enfants, des amis... Une vie apparemment équilibrée en somme. 

Alors que se passe-t-il après la métamorphose ? Qui voient-elles dans le miroir et qui sont-elles dans le regard des autres ? Car, si l'apparence a changé, l'être intérieur reste le même. Suffit-il de maquiller une fêlure pour qu'elle disparaisse ? Jusqu'à quand l'illusion tiendra-t-elle ? 

Je m'interroge... Et, finalement, je préfère zapper... Et, je regarde...

"GHI, chasseurs de fantômes internationaux"

Alors là, les amis, on passe au paranormal télévisuel et c'est festival !

Concept : Un groupe de jeunes (entre 25 et 30 ans), auto-déclarés chasseurs de fantômes, se donnent pour mission, de déceler toutes formes de manifestations paranormales, à travers l'Europe. Contactés par des directeurs de lieux-principalement touristiques- où se sont produits des choses "étranges", ils débarquent, super-équipés, pour investiguer.

Le décor est planté, le matériel installé, la nuit tombée, l'enquête peut commencer... Divisés en plusieurs binômes, les voilà déambulant dans des geôles, tours, salles de torture et autres chambres, prétendument hantées.

Grâce à une caméra infra-rouge, on les suit à la trace, alors qu'ils interpellent les âmes égarées, les priant de se manifester, par un bruit ou, carrément, en répondant à leur question.

Tout est fait pour que le suspens soit à son comble. Car oui, effectivement, il y a des coups, des bruits, la température qui baisse soudainement (un thermomètre témoin le corrobore... si on y croit), des ombres (mouais) et des frôlements aussi ! Mais ça, on le sait seulement quand l'un des protagonistes sursaute et le formule "Oh quelque chose a touchée ma main ! Quelque chose m'a tiré les cheveux !" Jusqu'à ce que le chef de la bande décide d'arrêter là, et tout le monde rentre se coucher.


La vérité, c'est qu'on ne voit rien, on n'entend rien, mais heureusement, grâce à différents appareils super puissants et super sensibles, demain on en saura plus.

Lendemain matin, voilà la fine équipe prête à décoder les mystères de la nuit....

Devant leur écrans, casque sur les oreilles, chacun se concentre sur les films, les photos, les bande-sonores et chacun y va de sa découverte.

"Hè ! les mecs, vous vous souvenez quand bidule a demandé à l'esprit de se présenter ?
- ouais !
- Ecoutez ça, je crois qu'on a une réponse : 
"jjgfhdjvbkjyfcnjlkjmj:n:njmukb?????"
(un brouhaha incompréhensible)
- Ah ouais ! Incroyable ! On entend nettement "Je m'appelle Anté-christoooooo !" (oui, j'exagère un peu mais c'est l'idée !), c'est le directeur du château qui va être content ! (ah oui, sûr que ça va faire marcher son bizness!)"

Même chose, avec des coups, des souffles et des ombres... 

Interprétation plus que tirée par les cheveux donc, mais suffisamment convaincante pour prétendre à une présence paranormale. Ce qui ravit les responsables des lieux, le spectateur et l'équipe de Scoubidou, qui, avant de partir, ne manque jamais de les rassurer "Il y a bien une présence, mais elle n'est pas hostile. Elle veut juste qu'on sache qu'elle est là. Parlez-lui et tout se passera bien" (véridique !)

Et, tout fiérots, ils grimpent dans leurs autos, vers de nouvelles aventures !


Ah ah ah ! Quelle rigolade ! Bien sûr, on ne peut pas savoir à quel point c'est bidonné. Néanmoins, j'avoue que ça marche, puisque on sait bien qu'on a surtout peur de ce qu'on imagine que de ce qu'on voit. 

Et pour le coup ! L'imaginaire fantomatique est à la fête !

Finalement, après tout ça, j'éteins tout, et me plonge dans un bon vieux bouquin, pour une autre évasion, bien plus grande et édifiante. Mais ça, c'est une autre histoire...

Téri Trisolini






Yeah yeah yeah yeah !

*Détendons-nous c'est vendredi. Billet d'humeur donc :)