mardi 3 juin 2014

"Nom de Zeus !"* Bienvenue dans les années 80 : A nos séries préférées.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les séries télévisées ne sont pas nées dans les années 90/2000, avec leur lot de dvd, saisons et autres fan club.


La petite maison dans la prairie

En effet, dés la fin des années 70 et à fortiori les années 80, nous étions déjà gâtés de séries en tous genres et de toutes nationalités.

Reprenons.

Tout d'abord, il y avait les séries dîtes pour "enfants" ou familiales :

On y retrouve "Heidi", "Prince Noir", "Polly", "Le club des cinq"- que certains d'entres nous avaient déjà découvert en livre, dans la bibliothèque verte. Et chacun de s'identifier à l'un des héros, Dagobert excepté... Quoique !- "Lassie", "Flipper", "La petite maison dans la prairie", "Arnold et Willy", "La croisière s'amuse",  "Madame est servie", "L'île Fantastique" ou encore l'improbable "Pierre blanche"...

Qui se souvient de "Pierre blanche" ? Je n'en ai jamais vraiment compris l'intrigue et cette fillette blonde qui courait au ralenti, avec une pierre blanche, me file encore des frissons... Brrr !


Ensuite, on pouvait à loisirs, se plonger dans le monde de la Police américaine, avec les incontournables "Starsky et hutch" (nin-nin-nin-nin-nin-nin!), Colombo et plus tard, Chips (ah ben oui, mais bon...).







Dans le même genre, on trouvait pléthore de détectives privés !  Ah les privés à l'américaine ! Il y en avait pour tous les goûts ! 

Au point qu'on pouvait croire que n'importe qui pouvait ouvrir une agence et élucider des crimes, que ces balourds de flics ne parvenaient pas à démêler. 

Car bien sûr, dans ces séries, pas question de s'atteler à une filature de cocus mortifiés. Non, non, non ! Ici, un meurtre, au moins, est inévitable. 

Voici donc la farandole, non exhaustive, de Privés US :

"Agence tous risques", "Matt Houston", "Magnum" (dont un secret vous sera révélé en fin de chronique... Tadaaaaaam !), "Timide et sans complexe" (hello Jeff Goldbloom), "Remingston Steele" (hello Pierce Brosnan) , "L'amour du risque", "Les drôles de Dames", "L'homme qui tombe à pic"... 

Mais aussi, des détectives "bioniques", comme Super Jaimie, "L'homme qui valait 3 milliards" (Tendre pensée à Oscar Goldman), Holmès et Yoyo (quelle mémoire, n'est-ce-pas ?), voire carrément des super-héros, incarnée, notamment, par "Wonder Woman"et son shorty à étoiles, à ne pas piquer des hannetons !


Attention, en France aussi, on avait nos héros : "Sam et Sally", "Les brigades du tigre", "Maigret"... Oui, bon d'accord...





Passons maintenant aux sagas.

"Dallas" et "Dynastie" tiennent évidemment, le haut de pavé. Signes extérieurs de richesse exacerbés, complot, coup bas, brushing, épaulettes, trahison et sexe, tout y passait !

Et pas question de rater le rendez-vous du samedi soir, pour savoir : 

 Qui a tiré sur JR ?

Et que celui ou celle qui n'a jamais imité une Sue-Ellen complètement soûle, me jette le premier Télé-poche !
Mais vous rappelez-vous "Colorado" ?


Alors ça, pour le coup, c'était grandiose ! Interprétée par une galerie de grands acteurs, on suivait l'épopée de différentes familles, de génération en génération, de la conquête de l'ouest à nos jours (Années 70/80) ! D'une qualité rare, je me demande pourquoi, elle n'a pas été rediffusée... Dommage...

Et puis, il y avait les séries de sciences-fiction !


Autant je bâillais devant "Cosmos 99" et "Star trek", autant j'étais fan absolue de "La 4ème dimension" avec son générique inoubliable :tititititititititititiiiiiiiiii... Je me souviens même de certains épisodes par choeur ! Que de délicieux frissons devant ces histoires de héros ordinaires, basculant dans l'horreur d'une réalité parallèle... Jubilatoire ! ( Une reconnaissance éternelle à Igor et Grichka)

Plus tard, je m'amusais, volontiers, avec un "Buck Rogers"-bidibidibidibidi- rieur et joli garçon (ben quoi ?).

Tout aussi fascinant, on suivait assidûment, l'étrange "SanKuKaï", ( c'est la bataille, c'est la bataille !) avec ce vaisseau fantomatique se perdant dans le cosmos...
Petite parenthèse, avec l'arrivée de la Cinq bling-bling de Berlusconi, qui nous gratifia de séries aussi innovantes et tocardes que, "K.2000" (Ah David Hasselof ! Crinière bouclée et pantalon moulant, avant le petit short rouge de Baywatch), "Supercopter" (alors ça, jamais pigé... quel ennui et puis l'acteur principal, je le trouvais... bizarre....), Tonnerre Mécanique (acteur mignon mais peut-on vraiment être un héros en mob ? That's is the question...) et, le joyeux trio de "Riptide" (Eux, j'aimais bien... et je craquais même pour le beau brun... Oui, bon ben, vous l'aurez compris, j'étais en pleine puberté...)



Pour finir, j'évoquerai les inclassables, qui parfois me font douter même de leur existence. 

Par exemple, "Alambic et Torpedo", série britannique enjouée, mettant en scène des inventeurs détectives, je crois !

Ou encore, "Les 400 coups de Virginie", série française dont l'héroïne est une jeune femme excentrique, à qui il arrive des drôles d'aventures et dont il ne me reste absolument rien !

Et puis, "Merci Sylvestre" ou "Papa Poule", qui mettaient en scène des "hommes modernes", qui n'hésitaient pas à se faire "homme à tout faire", ou père divorcé, ayant la garde de sa tribu d'enfants. Deux modèles plutôt rares et innovants à l'époque !





Bien sûr, je n'ai pas fait le tour des séries des années 80, mais je trouve déjà étonnant de m'en rappeler autant ! Il  faut noter que seules trois chaînes de télé éclairaient nos écrans ! A croire que je ne faisais que ça... Pourtant non... Mystère... 

Et puis, ce qui différait d'aujourd'hui, c'est que ces séries, nous étaient proposées sans qu'on en sache le début ou la fin ! Pas de pilote annoncé, pas de saison 1, 2, 3... Elles apparaissaient et disparaissaient aussi vite ! Et, on faisait avec !

Tom Selleck
C'est pourquoi, j'ai décidé de vous faire une révélation concernant "Magnum", le géant à moustache et poitrail mondial-moquette, short et chemise fleurie, conduisant une magnifique Ferrari rouge.

Pour rappel, Magnum est un ancien du Vietnam, devenu détective privé à Hawaii et qui est hébergé par un auteur renommé, Robin Masters, qu'on ne voit jamais. 

L'immense et luxueuse propriété est gérée par un majordome britannique, nommé Higgins, toujours accompagné de ses fidèles toutous, Zeus et Apollon. Higgins tolère Magnum, pendant que celui-ci mène l'enquête, n'hésitant à le remettre dans les clous, en cas de fanfaronnade excessive.

Entre eux, on peut dire qu'il existe une cordiale sympathie.

Sauf que, à la fin de la série qu'apprend-on ? Ah ah ! Suspens...



Et bien, figurez-vous, que Higgins EST Robin Masters ! 

Alors ? C'est pas de la révélation ça ? Non ?... Non... En tout cas moi, ça m'a fait un choc !

Voilà donc, pour notre petit voyage hebdomadaire dans les 80's et franchement, c'était pas si naze !


* Réplique culte du Doc (Christopher Lloyd) , dans l'excellente trilogie : "Retour vers le futur"