mardi 24 juin 2014

Nom de Zeus* ! Bienvenue dans les années 80 : A nos chanteurs préférés !

Rappelez-vous, jeunes des années 80, un soir de novembre 84, devant nos yeux éblouis, naquit... Le Top 50 !


Bien sûr, nous n'avions pas attendu l'avènement de ce hit-parade télévisé (ohlala qui dit encore ça !) pour nourrir nos tympans, avides de musiques diverses et variées. Oui, précisons qu'à l'époque, on ne parlait pas "sons" mais de musiques...

Aussi, écoutions-nous, à fond les ballons, la FM, libérée depuis 1981, grâce à un certain F. Mitterrand...

Personnellement, Nrj, Skyrock, Radio Corsaire aussi, étaient mes préférées...

Et sur mon radio-cassette, d'y glisser une cassette vierge, pour enregistrer, à l'arrache, mes morceaux préférés.

Le résultat était une compil' anarchique, avec des morceaux mangés par les blablas de l'animateur et autres pubs et Jingle intempestifs...

Bref !

Avec le Top 50, on avait enfin droit à l'image et donc à l'explosion des vidéo-clips (encore un terme tombé en désuétude...). 

Rappelons qu'à la même époque, sur Antenne 2 (no comment) brillait "Les enfants du Rock", avec un Philippe Manoeuvre, au plus haut de sa forme ! Autre genre, autre public, plus âgé et plus averti, que les biactoliens que nous étions (humour de grands et il y avait toujours des femmes à moitié nues, dans cette émission...).


C'est alors qu'il y eut un raz-de-marée de musiques et de clips anglo-saxons et francophones, avec quelques intrusions germaniques, australiennes ou italiennes. Les plus forts, c'était, les US et l'Angleterre. Comme d'hab quoi !  

Ainsi, toutes nationalités confondues :

Il y avaient les confirmés : Elton John, Lionel Richie, David Bowie, U2, Eurythmics, Queen, Stevie Wonder, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Alain Chamfort, Etienne Daho, Michel Berger, France Gall, Daniel Balavoine et notre star à nous, Jean-Jacques Goldman !

Il y avaient aussi, les revenants, qui depuis, ont su poursuivre une carrière et une renommée qui ne se sont pas démenties : Kool and The Gang, Diana Ross, James Brown, mais Tina Turner en est la meilleure représentante !

Et puis, les émergents : George MichaelMylène Farmer, Indochine, Rita Mitsuko, Kylie Minogue (période bonbon sucré indigeste, made in Stock Aitken & Waterman dit les "Sing-Killers"), Withney Houston, Florent Pagny, Vanessa Paradis, qui supplanta irrémédiablement une Elsa, qui eut beau faire tout et n'importe quoi pour durer, disparut de nos ondes.

Elle réapparaît, néanmoins, on ne sait trop comment ni pourquoi, lors des concerts des Restos du coeur. Il faut dire que, pendant qu'elle chantait en duo avec Glenn Medeiros, Paradoche travaillait déjà, avec les meilleurs auteurs et compositeurs de l'époque... Forcément...

Il est donc temps, d'aborder les étoiles filantes : Entre celles qui n'ont pas passé un premier titre, et celles venues s'éteindre dans les années 90, il y en a pléthore. 

C'est à se demander comment on a pu aimer et comment on y a survécu !

Kajagoogoo, Nick Kershaw, Bananarama, Berlin, Aha, Partenaires Particuliers, Les Forbans (que celui ou celle qui n'a jamais repris "Chante, chante, danse et mets tes baskets, chouette", me jette le premier OK magazine !), Samantha Fox, Sabrina, Niagara, Caroline Loeb, Lio, Julie Pietri, Jeanne Mas...

Sans oublier, Peter et Sloane, qui régnèrent pendant 9 semaines, au sommet du top ! 

Un record ! (Bah... On a les stars qu'on mérite...)







Et pour finir, faisons un focus sur deux stars internationales qui explosèrent dans les années 80. J'ai nommé Madonna et Michaël Jackson !

La première fois que j'ai vu la Madonne, c'était dans une émission de variété, où elle chantait "Holiday" avec deux danseurs, tous vêtus de fluo, et déjà couverte de maquillage, colliers, de bracelets et de crucifix, près d'une piscine. 

Réflexion de ma soeur : 
"C'est qui cette crâneuse ?"

La mienne : "
Whouaou !






Et voilà comment je suis devenue fan de Madonna ! Je guettais tout la concernant. Photos, clips, posters, interviews, albums, concerts... Cette femme a été une véritable source d'inspiration pour moi. Trop timide pour la copier, je me contentais de porter des dizaines de bracelets à chaque bras.

Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, on ne peut pas nier qu'elle a apporté sa touche à l'univers musical, depuis 30 ans. Et si, j'ai décroché après le très médiocre "Erotica", je garde un intérêt pour ce qu'elle fait...

Et enfin, Michaël Jackson.

Célèbre depuis l'enfance, il fallut attendre son premier solo "Off The Wall" en 1979 puis l'immanquable "Thriller", pour qu'il ne quitte plus jamais nos ondes, nos écrans et nos vies !

Certaines personnes se souviennent exactement de l'endroit où ils étaient, lors du premier pas sur la lune, la mort de Kennedy ou encore, la chute du mur de Berlin, et bien moi, c'est la toute première diffusion du clip "Thriller" !

Soirée chez mon oncle, dans le 94, avec mes parents, devant Drucker et là, le choc ! 

Jamais on n'avait vu ça avant ! Et voilà, comment Michaël Jackson est entré dans ma vie

Ce type était vraiment extraordinaire, dans le sens littéral. Il me bouleversait tout en m'époustouflant. Et, je n'étais pas la seule, je crois...

Dommage que ces bizarreries esthétiques et ces rumeurs nauséabondes de pédophilie, aient pris le pas sur son talent et l'aient autant abîmées. Je crois qu'on a tous assisté à une forme de suicide en direct. A la fin de sa vie, il paraissait être le fantôme de lui-même... 

Et puis, le 25 Juin 2009, le rideau est tombé...

Et vous savez quoi ? Je réalise que je me souviens exactement de l'endroit où j'étais quand j'ai appris sa mort. Soirée en solo, dans le 94 (décidément !), devant la télé, tout en chattant sur le sujet, avec un inconnu vivant à Vancouver... 

L'émotion était grande... A l'aube du 5ème anniversaire de sa disparition, elle l'est encore...

Heureusement, la musique est éternelle, on pourra donc écouter "du" Michaël Jackson, encore et encore, jusqu'à la fin des temps !


Comme quoi, les années 80, c'était pas si naze ! Allez salut les p'tits clous !












* Réplique culte du Doc (Christopher Lloyd) , dans l'excellente trilogie : "Retour vers le futur".