vendredi 26 septembre 2014

"« Chaque matin, je me lève pour changer le monde » Du MLF aux Chiennes de garde, 40 ans de féminisme", de Florence Montreynaud, pour croire en un monde meilleur.




Féministe, elle veut la fin du machisme, ce système d’injustices et de violences fondé sur la haine du féminin. Comme le dit Benoîte Groult : « Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours. »

Intellectuelle passionnée, femme d’action aussi énergique que souriante, Florence MONTREYNAUD raconte quarante ans d’une vie engagée pour l’égalité des femmes et des hommes. Dans ce récit alerte, elle nous entraîne, au fil des décennies, au cœur des revendications et des actions du féminisme dont elle restitue des épisodes marquants.

A première vue, rien ne prédestinait Florence Montreynaud a devenir une féministe engagée. 

Enfance bourgeoise, études supérieures, mariage heureux, la panoplie semblais complète, et pourtant...

A partir de 1971, commence un "apprentissage" qui allait vite muer en véritablement engagement féministe, jamais démenti.

Grâce au MLF (ndlr : Mouvement pour la libération des femmes) et au planning familial, Florence Montraynaud découvre, apprend combien les inégalités femmes-hommes infamantes, sont ancrées dans une société patriarcale et prend la mesure de l'urgence d'agir.

Elle entre alors, en lutte, avec un instinct moins grégaire qu'humaniste, car il s'agit bien là de rendre respect et dignité aux femmes aussi bien qu'aux hommes. 

C'est d'un combat "avec les hommes" et non "contre", que naîtra une égalité des sexes, pérenne, mais c'est avec la conviction, que c'est d'abord, l'union des femmes, entre elles, qui fait la force, que Florence Montreynaud  s'engage à changer le monde.

« Chaque matin, je me lève pour changer le monde » Du MLF aux Chiennes de garde, 40 ans de féminisme", de Florence Montraynaud, allie histoire personnelle et Histoire des femmes contemporaines, avec autant de tendresse et d'humour que de lucidité implacable, sur la condition féminine.

Ce témoignage autobiographique émeut, révolte et rappelle, s'il le fallait, combien le combat pour l'égalité reste d'actualité, et que décidément, il existe bien plus de féministes-humanistes que d'humanistes-féministes.

A bon entendeur...

Remarquable et revigorant, à lire absolument.

Téri Trisolini


En savoir plus :

Florence Montreynaud a inventé en 1999 l’expression Chiennes de garde, et lancé le réseau du même nom qu’elle a longtemps animé. Son visage et sa plume sont familiers des leaders d'opinion et observateurs des questions de société. Le grand public la connaît comme historienne des femmes, militante contre la publicité sexiste, participante à des débats dans les médias.

Historienne et écrivaine née en 1948, mère de quatre enfants, elle est l’auteure de seize ouvrages traduits en six langues. Son encyclopédie Le XXe Siècle des femmes (1989), grand succès public, reste un ouvrage de référence. Elle a également publié Un siècle d’amour, encyclopédie sur l’amour au XXe siècle.