lundi 9 février 2015

Edito du lundi 9 février 2015

Doubs-ce France...

(c) Charlie Hebdo

Souvenirs, souvenirs... 

2002, un dimanche d'élections présidentielles. 

Premier tour. Droite contre gauche, on pensait connaître résultat final sans surprise. Alors c'est mollement, qu'on jetait un oeil sur le poste de télé, en discutant d'autres choses.

Sauf qu'à 20h, Bim ! 

Quels visages s'affichèrent à l'écran ? Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen ! 

Le choc ! 

Sonnés, écroeurés, abasourdis... Les adjectifs pour décrire notre état, étaient multiples, face à cette réalité, que personne n'avait vu venir !

Pendant les deux semaines qui suivirent, la mobilisation contre le FN fut active, avec pour seul mot d'ordre : contrer Le Pen, en votant Chirac ! Tous les partis UNIS.

Perso, ça m'a coûté mais, bon, pas question de faire l'impasse.

Résutat : Chirac Président.

Soulagement ? Pas vraiment. C'était plutôt comme une prise de conscience que, oui, le Front National peut arriver au pouvoir. Aussi, fallait-il faire en sorte, que ça n'arrive pas. 

Jamais.

2015, un dimanche d'élection dans le Doubs. 

Au premier tour, le FN passe en tête, face au PS -deuxième- et l'UMP-éliminé.

Choc ? Non.

Mobilisation active, avec appel à rallier le vote de gauche ? Non.

A part de rares politiques, le mot d'ordre est le fameux "ni-ni", qui marque la désolidarisation d'une Droite arriviste, pour un front nationale, contre la montée du FN, au pouvoir.

Résultat ? Victoire à un cheveu, du PS.

Soulagement ? Léger...

C'est surtout un goût amer, qu'il me reste. Et, il me semble que l'onde de choc de "l'après Charlie" prend une sombre tournure.

Quand, encore naïve, je m'imaginais un vrai mouvement d'actions, en faveur de nos chères valeurs républicaines : Liberté-Egalité-fraternité - c'est un repli vers l'individualisme, la peur et la haine qui prend son essor...

Je ne comprends pas... Et, surtout, Je refuse que ça se passe comme ça !

Alors, entre colère et tristesse, je sais qu'il ne faut surtout pas céder au découragement.

(c) Charlie Hebdo

Résister. Réfléchir. Agir. Réagir

Sans cape, ni supers pouvoirs, je continue à croire qui ne tient qu'à nous, pour que jamais, aucun charognard de la meute Le Pénienne-méfiance, ils se reproduisent !-, ne porte le titre de Président/e de la République. 

Jamais.

Et, pour que vivent "les lumières", HI-zine s'ouvre sur un hommage à Cabu, donnant le ton d'un élan de vie, aux horizons insoupçonnés !

Que la semaine commence !

Souriez, vous êtes libres et vivants ! (Faisons, ensemble, que ça dure !) 

Téri Trisolini