lundi 18 mai 2015

Edito du lundi 18 mai 2015

Festival de Cannes... Ou , le plastique, c'est fantastique !


Oui, la guerre, oui, les catastrophes naturelles, oui, Daesh, oui les migrants en bateau, oui, la montée du chômage, oui, la polémique Fourest / Caron, ah non, ça, on s'en fout !

Bref ! Oui, ça va mal, très mal. Mais heureusement, voilà venu le temps du Festival de Cannes !

Un ami à moi me disait, encore, hier, "Mais qu'est-ce qu'on s'en fout ! A quoi ça sert, d'abord ?"

Et là, je me suis inscrite en faux, parce que pour moi, ce Festival a un parfum d'autrefois, qui me pince le coeur...

En effet, dans un autre vie, j'étais comédienne. Et, dans ces tendres années, rêveuse et naïve, je me collais devant le poste, dés l'ouverture du Festival, pour voir les stars, monter les fameuses marches. 

Je m'imaginais, moi aussi, les gravir, dans une robe glamour, prenant la pause devant la horde de photographes, subjugués par ma beauté et mon talent...

En même temps, je dois avouer, que systématiquement, pour une raison que j'ignore, au bout de 2 jours, je délaissais l'événement, jusqu'au gala de fermeture, où je me faisais la réflexion "Ah merde ! C'est déjà fini. Bon ben, tant pis" Jusqu'à l'année suivante.

Et puis, la vie m'a emmenée sur un autre chemin, et le Festival de Cannes, est devenu un rendez-vous médiatique, anecdotique. 

Aujourd'hui, je regarde ça de loin en loin, sur internet, qui diffuse des images et infos qui font le Buzz ("Tiens, Sophie Marceau qui montre sa culotte !"), et des actrices plastifiées... , 

Alors, "A quoi ça sert, le Festival de Cannes ?"... Je ne sais pas, mais pour moi, il restera le Festival du glamour et d'un cinéma, qui me faisait rêver...

Que la semaine commence !

Téri Trisolini

Souriez, vous êtes libres et vivants !