lundi 22 juin 2015

Dansez avec Isadora Duncan, en plongeant dans "Perdu le jour où nous n'avons pas dansé" de Caroline Devns



"Elle révolutionna la danse, connut un succès mondial, électrisa les audiences, inspira les plus célèbres artistes qui tentèrent de capter son éclat singulier.

Mais comment imaginer une telle gloire attendait Isadora Duncan, née en 1877 à San Francisco dans une famille de quatre enfants, abandonnée par le père ruiné, élevée par un mère bohème et pianiste ?

Après des années de faim et de misère à travers les Etats-Unis, Isadora, 22 ans, persuade les siens de la suivre en Europe : à Londres puis à Paris où, en deux années, elle obtient la renommée à laquelle elle se savait destinée. 

Avec grâce et détermination, elle bouleverse tous les codes de son art, s’affranchit de la danse de ballet, redonne sa place à l’harmonie du geste et à la beauté du corps. Un corps qu’elle offre à tous les regards, quasi nu sous les tuniques et voiles légers."

Isadora Duncan, est une petite fille espiègle et décidée, qui aime sa mère, ses frères et soeurs, et la danse.

Isadora Duncan est belle, libre, impétueuse, audacieuse, inconsciente parfois, passionnée, toujours.

Isadora Duncan n'est pas une danseuse, elle danse la vie, avec ses espoirs et ses déceptions, ses joies et ses peines, ses rêves et ses désillusions.

Isadora Duncan est une femme libérée, tour à tour pauvre et riche, amoureuse et solitaire.

Isadora Duncan est une mère femelle, privée tragiquement, de ses trois petits.

Isadora Duncan est une épouse in-extremis et veuve avec précipitation.

Isadora Duncan est une morte flamboyante, que la vitesse grisera, une dernière fois.

"Perdu le jour où nous n'avons pas dansé" de Caroline Devns, est une plongée sans concessions dans la vie d'une femme hors du commun, une femme, moderne, en avance sur son temps, qui décida de faire de son art et son corps, un hymne à la vie et à la liberté.

Beau et bouleversant, à lire passionnément.

Téri Trisolini