vendredi 12 juin 2015

Du 3 Juillet au 30 août, bienvenue au "JARDIN D’ÉTÉ" du Musée du Quai Branly !

* JARDIN D’ÉTÉ
En 2015, laissez-vous emporter par vos sens !



03/07– 30/08/15
Accès libre et gratuit

Comme chaque été, le musée du quai Branly propose une programmation originale dans le cadre de JARDIN D’ÉTÉ, manifestation aux multiples résonances estivales. Derrière la palissade de verre qui le protège de la rumeur urbaine, au bord des berges de Seine et à deux pas de la tour Eiffel, les visiteurs viennent expérimenter de nouvelles expériences à vivre en famille ou entre amis.

Cette année, les sons et les parfums sont mis à l’honneur : ateliers, contes, initiations, Siestes Électroniques, concert et spectacle dans le cadre de Paris Quartier d’Eté, lectures, performances… Une offre éclectique pensée pour le plaisir des petits et des grands dans ce lieu de nature et de culture conçu par le paysagiste Gilles Clément.

AU PROGRAMME DES SIESTES ÉLECTRONIQUES
  
Tous les dimanches de juillet et le premier dimanche d’août, de 16h à 18h sur réservation

Pour la 5e année consécutive, Les Siestes Électroniques s’installent dans le jardin du musée pour des DJ sets et des live à écouter « à l’horizontale » et des concerts. Mélangeant les genres, elles invitent les amateurs de la sieste et de la musique à profiter d'un moment de détente sur fond de sonorités ethno et électro.

Festival créé à Toulouse, Les Siestes Électroniques ont conquis leur public grâce à une programmation artistique largement dédiée aux cultures émergentes. Fruit d’une réflexion autour du thème de la diversité culturelle, le projet propose des sessions musicales exclusives dans les jardins du musée aménagés spécialement pour l’occasion.

Le musée ouvre aux artistes invités sa collection ethnomusicologique provenant des cinq continents, offrant ainsi aux promeneurs curieux sa collection ethnomusicologique, idéale pour se détendre dans le « jardin-savane » conçu par Gilles Clément.

En association avec le festival toulousain Les Siestes Electroniques.

Dimanche 5 juillet
16h – Aïsha Devi (Danse Noire) Suisse
Ritual music au Népal

Aïsha Devi a choisi d’enregistrer sous son vrai nom, après avoir fait le bonheur des amateurs d’électronique en enregistrant plusieurs albums pour Mental Groove et Border Community sous le pseudonyme de Kate Wax. Désormais à la tête de son propre label, Danse Noire, elle ne craint pas d’incorporer au gabber (genre de techno hardcore) une dose de spiritualité, ni de dissoudre dans la techno des fragments de musiques tribales. Résultat : un précipité puissant et corrosif.

17h – Éric Chenaux (Constellation) Canada
Dub moyenâgeux et troubadourisme

La voix et les guitares d’Éric Chenaux  suffisent à ce « troubadour postmoderne » pour expérimenter et improviser autour du répertoire folk traditionnel. Sorte d’explorateur sonore issu de la culture do it yourself, Éric Chenaux s’interroge sur le son, bricole son propre matériel et produit des ballades qui sentent bon la forêt canadienne.

Dimanche 12 juillet
16h – Stephen O’Malley (Ideologic) États-Unis
Ivresse amoureuse en Inde
Stephen O’Malley est une figure de la scène drone et doom, célèbre pour avoir noirci de ses influences métal la musique expérimentale et contemporaine. Souvent cité en référence par une multitude de jeunes compositeurs un brin énervés et ultra documentés, O’Malley a contribué, notamment avec son projet Sunn O))), à rendre cohérentes les rencontres de ces composites sombres.

17h – Jéricho (La Nòvia) France
Dévotion occitane

Leur musique est constituée à partir des répertoires musicaux profanes et de dévotion d’Occitanie, comme un Oratorio populaire dans lequel corps et voix sont mis en mouvement.

Le son brut y est perçu comme un préalable, à partir duquel ils imaginent les chemins qui amènent la rencontre du chant avec des motifs mélodiques cadencés, créant ainsi un espace vierge offert à l’auditeur.

Dimanche 19 juillet
16h – Aymeric de Tapol (Vlek) France
Bourdon & drone
Aymeric de Tapol oscille entre électroacoustique et drone. Dans ses compositions, on devine la capture d’un environnement. Ses bandes sonores rendent compte d’un paysage mental, dont on perçoit à la fois la matière dense, l’hyper précision des sons, un travail d’orfèvre étiré sur de longues plages hypnotiques.

17h – Animalsons France
A capella & punchline

Clément Dumoulin (moitié d’Animalsons) est producteur et compositeur de hip-hop : il est une figure notoire chez les fans de rap, et depuis 20 ans responsable de la teneur musicale et rythmique de nombreux grands hits. Il a notamment travaillé avec Lunatic, Booba, La Fouine et Joey Starr.

Dimanche 26 juillet
16h – Ed Wreck (Ed Banger) France
Radio libre

Ed Wreck (Raphaël Le Manchec et Pedro Winter), c’est le projet de radio du label Ed Banger. L’écurie post-French Touch de Busy P. aura marqué la musique électronique française des années 2000, en lui imprimant un esprit insouciant et bigger than life. Mais derrière le gros son pointe toujours une érudition certaine et un sens aiguisé du sound design.

17h – Para One (Marble) France
Field recording, de l’usage du monde

Jean-Baptiste de Laubier est une autre figure hybride et emblématique de la musique électronique française. Co-fondateur du label Marble, on le connaît à la fois comme producteur de TTC, artiste solo, remixer (de Daft Punk à Arnaud Fleurent-Didier) ou compositeur de bandes originales de film pour Céline Sciamma. Éclectique mais toujours élégant, la tête chez Chris Marker mais les pieds ancrés sur le dancefloor, il manie aussi bien les codes du boogie que ceux de l’ambient.
   
Dimanche 2 août
16h – Zaltan (Antinote) France
Antimatière, big-bang sonore

Son label fait parler de lui à chaque sortie : des géniaux Syracuse, aux expérimentations de Stéphane Laporte (aka Domotic), en passant par Nico Motte et ses 70’s réinventées, le jeune prodige techno japonais Inoue Shirabe ou encore Iueke, cofondateur du label et producteur de talent. Une vision panoramique de la musique et un esprit de « digger » insatiable…

17h – Frànçois and The Atlas Mountains (Domino Records) France
Pop cosmopolite

Premiers français à avoir signé chez Domino, le label de Hot Chip, Sebadoh ou Elliott Smith, ils ont su conquérir le monde grâce à leur indie pop de haut vol. Leur musique, d’apparence naïve, relève pourtant d’un complexe mélange d’influences. Pendant l’été 2013, le groupe s’est évadé sur des terres africaines à la recherche de collaborations avec des artistes locaux, de cette escapade africaine a résulté l’EP « L’Homme tranquille ».


* FESTIVAL PARIS QUARTIER D’ÉTÉ 2015

Le musée du quai Branly poursuit sa collaboration avec Paris Quartier d’été avec une programmation musicale exceptionnelle.

Samedi 25 juillet 19h, dans le théâtre de verdure

Violoncelliste de formation, chanteuse, mais aussi guitariste et banjoïste, Leyla McCalla a imposé dès son premier disque un naturel qui mélange et réunit avec harmonie ses différentes sources d’inspiration : le folklore de ses origines haïtiennes, la rigueur de sa formation classique, les chansons cajuns de sa Nouvelle-Orléans d’adoption, le blues, ou la country folk originelle des Carolina Chocolate Drops (country afro-américaine) qu’elle accompagne en tournée…
© Tim Duffy

Musicienne avant tout, elle aborde avec agilité tous les répertoires qu’elle passe par son propre alambic avec une rafraîchissante authenticité.
Voix, guitare, violoncelle et banjo : Leyla McCalla - Guitare et banjo à 5 cordes : Daniel Tremblay - Violon : Bria “Free” Bonet   

Spectacle Guintche de Marlene Monteiro Freitas

Vendredi 31 juillet 2015, 19h (50 mn)     
            
Qui est Guintche ? Un personnage sorti d’un cartoon ? Un avatar contemporain de Joséphine Baker ? Une variation sur les images de la femme noire ? Ou tout cela à la fois ?

Suivant une percussion infatigable, Marlene Monteiro Freitas, chorégraphe et danseuse d’origine capverdienne, fait naître une créature magique, tour à tour piquante, monstrueuse et touchante.
© Joas Figueira

Beaucoup de traducteurs le contestent, mais il paraît qu’Eve serait née d’une côte d’Adam. Le Golem aurait émergé d’une flaque d’argile. Quant à la créature du docteur Frankenstein, on sait qu’elle est un méchant patchwork issu de différentes morgues bavaroises. Guintche, elle, est née d’un croquis esquissé par une danseuse. Elle est, littéralement, un dessin animé.         

C’est une figure que j’ai dessinée à partir de la mémoire d’un concert. Je l’ai appelée ‘Guintche’ et entretemps elle a grandi, gagné de la vie, de l’autonomie, s’est rebellée, écrit Marlene Monteiro Freitas. Le dessin crée des personnages dont le destin est de tromper les attentes. Guintche est la vie intense qui s’est formée et a surgi du fond informe originel. Elle a cessé d’être une prothèse de la pensée pour devenir une danse.”

Que se passe-t-il alors, quand Guintche s’anime ? Le bref croquis d’un soir, on va le voir, tire des mondes entiers de la simplicité de son trait. Les hanches, ça serait le fonds de roulement, à la fois capital et liquidité, l’élément mouvant mais pourtant stable sur lequel appuyer le reste. Une force qui permet de libérer les bras et le visage, car soyez prévenus : tout ce qui arrivera au nord de la ceinture est imprévisible, déchaîné, en perpétuelle révolution…     

Chorégraphie et interprétation : Marlene Monteiro Freitas - Lumière : Yannick Fouassier - Musique : Johannes Krieger (trompette), "Rotcha Scribida" de Amandio Cabral, Cookie (batterie) Otomo Yoshihide (guitare), Anatol Waschke (shrapnel) - Costumes : Catarina Varatojo - Production : P.OR.K (Lisbonne, Portugal) - Coproduction : ZDB-Negócio, Lisboa (Lisbonne)               

 Musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris

Tél. : 01 56 61 70 00

mardi, mercredi et dimanche
de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi
de 11h à 21h