dimanche 12 juin 2016

En attendant lundi... A taille humaine.

Comme vous, je rencontre parfois des difficultés relationnelles, en privé, au boulot, au quotidien...

Comme vous, je m'agace des personnes qui me bousculent dans le métro sans s'excuser, des collègues qui me mettent en difficulté et qui m'obligent à réagir  de manière catégorique, pour ne pas prendre le risque de conséquences néfastes pour ceux que j'accompagne (des résidents psychotiques) et pour moi-même.

Comme vous, je peste contre les Politiques qui déçoivent et s'éloignent toujours plus de nos préoccupations. Et, je tremble déjà de voir une ombre bleu marine, tombée sur la France en 2017.

Comme vous, la misère me serre le coeur, et la pauvreté culturelle vomie par certaines chaînes et autres réseaux sociaux, me navre.

Comme vous, parfois je me dis que, décidément, on est trop cons, nous, les humains...

Et puis, il y a des pépites. Des lueurs dans la nuit et la sinistrose qui réconcilient avec l'autre, avec soi, avec l'Humanité.




Et puis, il y a "Toute ma vie, j'ai rêvé" de Christophe Otzenberger, qui, parti avec sa caravane-studio, s'en va rencontrer de "vrais gens", comme se plaisent à dire quelques médias bien pensants.

En fait, ce sont des femmes et des hommes "au coeur simple", et au rêve tantôt réduit à l'essentiel "Avoir du boulot. Un CDI. Quant t'as un boulot, t'as tout!", "Mon rêve à moi, c'est trouver le grand amour", tantôt démesuré, avec des paillettes dans les yeux "Être une princesse, avec un grand château blanc,(...) et je ferai le bonheur de tout le monde (...) ça, ça sent le plaisir... Je m'y vois déjà..."


Et, il y a ceux qui ne rêvent pas... Qui ne rêvent plus...

Mais derrière chaque personne, un rire, un sourire, l'envie de vivre et d'être heureux, avec les siens... Tout simplement.



"Toute ma vie, j'ai rêvé"... Juste beau et bouleversant. 

De quoi se réconcilier avec l'Humanité.

A voir absolument.

Téri Trisolini