jeudi 15 septembre 2016

Evénement ! Le samedi 1er octobre, tous à la Nuit Blanche 2016 "Un combat d'amour en songe"



« Nuit Blanche s'inscrit dans le patrimoine culturel de Paris. Au-delà d'une réflexion sur la place de l'art contemporain dans l'espace public, il s'agit d'une rencontre entre de nombreux publics, en particulier les jeunes générations », a rappelé mardi Anne Hidalgo, en ouverture de la conférence de presse de présentation de la programmation 2016.

Samedi 1er octobre de 19h jusqu’au petit matin, les visiteurs seront plongés dans une histoire d’amour, amenés à traverser différentes épreuves de transformation de soi à la manière de Poliphile, héros de cette Nuit Blanche qui, dans un roman illustré italien de 1467, voyage en rêve à la poursuite de Polia dont il est éperdument amoureux. « Nous avons souhaité rassembler les passionnés de Nuit Blanche pour célébrer les artistes et créer avec eux un récit qui dise la beauté, les mystères et l'amour », a souligné Jean de Loisy.

Un parcours au cœur de Paris 

« Cet événement, qui rayonne dans le monde entier, sera cette année centré sur le fleuve. Il donnera à voir le rôle central que joue la Seine et ses canaux : espace de respiration et d'évasion, lien fort entre Paris et les autres villes de la Métropole, et à ce titre élément structurant de notre candidature aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 », a ajouté la Maire de Paris.

De l’Île de la Cité au Paris moderne du front de Seine, les visiteurs seront transportés dans un voyage dans le temps qui se poursuivra jusqu’au Paris de demain avec la Société du Grand Paris. En s’inscrivant dans le cœur de la capitale, articulé autour des Berges de Seine rives gauche et droite, Nuit Blanche sera l’occasion de découvrir la ville autrement avec un parcours pensé comme une cartographie symbolique qui convie le visiteur à vivre une quête amoureuse.

« Le retour des temps désirables », feuilleton imaginé par l’écrivain Yannick Haenel, publié en amont de Nuit Blanche, plongera le lecteur et le visiteur dans une version contemporaine du Songe de Poliphile.

Épisode après épisode, le lecteur sera invité à suivre les péripéties dans lesquelles le protagoniste est entraîné à la suite de la réception d’une mystérieuse newsletter. En suivant les indications qui lui seront communiquées par un interlocuteur inconnu, et dans une quête de plus en plus enivrante, le héros sera amené à se rendre en différents endroits de Paris qui seront l’occasion de la rencontre des œuvres de Nuit Blanche.

Une Nuit Blanche en 12 chapitres

Quelques jours avant l’évènement, Abraham Poincheval, artiste français, guettera l’arrivée de Nuit Blanche du haut d’un perchoir de plus de quinze mètres. Les chats emblématiques d’Alain Séchas se posteront, quant à eux, gare de Lyon à la manière d’une famille regroupée sur le quai guettant le retour/l’arrivée d’un être cher.

Imaginée en 12 chapitres, Nuit Blanche offrira aux visiteurs la possibilité de découvrir l’œuvre d’Oliver Beer, artiste britannique, sous le pont des Arts, qui mixera en direct l’écosystème sonore de la Seine. Les visiteurs traverseront au début du parcours une mystérieuse forêt mise en scène par Stéphane Thidet sur la place de l’Hôtel de Ville. D’immenses morceaux de bois flottant sur un lac gelé composeront une sculpture vivante en perpétuel mouvement.

Le thème de l’amour sera au cœur de cette édition, à l’image du cœur réalisé par Fabrice Hyber pour l’affiche de Nuit Blanche. Un « atelier des cœurs brisés » distribuera des cœurs en fragments aux visiteurs qui pourront aller les faire réparer à la fin du parcours dans un grand « atelier de réparation des cœurs ».

Le visiteur fera également la rencontre des sculptures à l’équilibre précaire de Bridget Polk. Au fil de la nuit et accompagnée de performeurs, l’artiste américaine ne cessera de construire et de reconstruire le long des berges de Seine des totems fragiles, résultats d’un empilement incertain de pierres défiant les lois de la gravité.

À l’approche de la fin du parcours, Alain Fleischer revisitera un projet de 1979 intitulé Autant en emporte le vent, et projettera sur un immense ventilateur à proximité du pont Bir-Hakeim l’image d’une femme fixant de manière imperturbable celle ou celui qui la regardera.

Gratuite et ouverte au grand public, Nuit Blanche 2016 permettra de retrouver tous les ingrédients qui ont fait le succès public et artistique de cet événement majeur parisien : une concentration d’œuvres dans l’espace public en plein air, des artistes internationaux émergents ou confirmés et une approche coopérative avec d’autres structures ou événements culturels.

De grandes institutions participeront activement au parcours comme le Musée du Quai Branly, le Petit Palais, l'Ircam, la Monnaie de Paris ou le Théâtre du Châtelet. De nombreux mécènes apporteront eux une aide financière ou matérielle. « Cela témoigne de l'engouement de tous les acteurs culturels pour cet événement dont le dynamisme et l'émulation font de Paris la capitale mondiale de l'art moderne et contemporain », a ajouté Bruno Julliard.

À propos de Nuit Blanche 

Depuis 2002, la Ville de Paris organise Nuit Blanche, chaque premier samedi d'octobre. Il s'agit  de proposer un grand événement, populaire et festif, centré sur l'installation d'œuvres d'art dans l'espace   public   ou   dans   des   bâtiments   parisiens   emblématiques.   Chaque   année,   cette manifestation  gratuite,  destinée  à  tous,  accueille plusieurs  millions  de  visiteurs.  Elle  se  décline également à l'échelon métropolitain.

Le  succès  rencontré  à  Paris  par  Nuit  Blanche  depuis sa  création  en  2002,  a  conduit  plusieurs capitales  et  grandes  villes  en  Europe,  mais  aussi  dans  le  monde,  à  organiser  leur  propre  Nuit Blanche sur le modèle parisien : de Bruxelles à Kyoto, de Melbourne à La Paz, plus de 25 villes organisent aujourd’hui cet événement.

Jean de Loisy et le Palais de Tokyo

Président du Palais de Tokyo depuis juin 2011, Jean de Loisy est commissaire d’exposition indépendant et a occupé diverses fonctions dans de nombreuses institutions culturelles comme au Centre Pompidou et à la Fondation Cartier. Il a participé à de nombreux événements internationaux dont la Biennale de Venise en 1993 et en 2011, organisé la Biennale de Gwangju en 1995 ainsi que des expositions historiques marquantes comme « Hors Li- mites – l’art et la vie » en 1995, « La Beauté » à Avignon en 2000, ou encore « Traces du sacré » au Centre Georges Pompidou en 2008, « Monumenta/Anish Kapoor » au Grand Palais en 2011. Il a conçu cette édition de Nuit Blanche avec l’équipe de commissaires du Palais de Tokyo pour promouvoir la création émergente.


Retrouvez Nuit Blanche sur www.nuitblanche.paris.

A partir du 26 septembre 2016, suivez la carte interactive de Nuit Blanche 2016 sur Instagram @nuitblanche2016 (conçue par BETC, partenaire créatif de Nuit Blanche 2016).

Téléchargez l’application Nuit Blanche 2016, disponible sur Iphone et Android (conçue par SMACH, partenaire de Nuit Blanche 2016).