mardi 22 novembre 2016

Quand la musique est bonne ! Savourez "Malawi Blues / Njira", le nouvel opus de MALIA, en concert les 25 et 26 novembre au Sunset à Paris

MALIA Malawi Blues / Njira
Album disponible sur le label MPS / PIAS
Avec Alex Wilson (piano), Dimitris Christopoulos (contrebasse), Edwin Sanz (batterie)


Concerts : 25 - 26 novembre au Sunset, Paris
en duo avec le pianiste Alexandre Saada

La chanteuse Malia revient à ses origines avec un sixième album fortement inspiré du blues de son Malawi natal !

Malia est originaire de la République du Malawi, au sud-est du continent africain. À 14 ans, elle quitte l’Afrique pour Londres où elle passe son adolescence. Elle enregistre ses trois premiers albums en France avec André Manoukian, au studio parisien de ce dernier : Yellow Daffodils (2002), Echoes of Dreams (2004) et Young Bones (2007). En 2010, elle fait la connaissance du musicien suisse Boris Blank, co-fondateur avec Dieter Meyer du groupe de musique électronique d’avant-garde Yello (« The Race », « Bostich ») dont le succès ne se dément pas depuis les années 1980. Le fruit de leur première collaboration, Black Orchid, est un superbe album en hommage à Nina Simone et reçoit le Prix ECHO Jazz 2012. En 2014, Boris Blank produit les onze titres de Convergence, fortement teintés de musique électronique.


Pour son sixième album studio, MALAWI BLUES/NJIRA, Malia réinvestit de sa voix claire et expressive le domaine du soul jazz. « Je désirais faire ce disque depuis longtemps et j’ai senti que le moment était venu. Je voulais des chansons qui reflètent mon moi profond, mon origine. ». Parmi ces pièces méditatives, voire recueillies, à l’instrumentation sobre : piano, guitare et percussion, se trouve une version presque minimaliste du classique « Moon River ».

Dès l’ouverture, MALAWI BLUES/NJIRA résonne des sons de son enfance africaine.

Des échos du kwela et de la kwasa traditionnels électrisent plusieurs titres, comme « Love Is Holding Both Our Hands ». « Je pense, en toute modestie, qu’il est de mon devoir de transmettre cette riche tradition d’histoires, exactement comme l’ont fait mes aïeux, puis mes grands-parents et enfin mes parents au Malawi, le soir, assis autour du feu et d’un repas de nsima et de feuilles de courge à la sauce d’arachide. »

Ce n’est toutefois qu’une facette d’une œuvre artistique riche de toutes les expériences personnelles et professionnelles qui ont marqué sa vie. De son passage dans l’univers des clubs londoniens, où elle chantait dans de petits bars devant un public restreint, Malia a retenu la maîtrise du temps. Elle profite aujourd’hui de cette diversité musicale qui lui permet, dans « Chipadzuwa » (mot argot du Sud de l’Afrique pour désigner une jolie fille), d’alterner avec légèreté le chichewa, langue régionale, et l’anglais, langue planétaire. Engagée dans un monde musical planétaire pour lequel elle travaille et se bat, Malia fait le point à sa manière: « Avis à tous les guerriers silencieux du monde : Malawi Blues/Njira est pour vous ! »

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